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Aujourd'hui, les progrès de la science permettent de sauver de nombreuses vies grâce à un don de sang, de tissus ou d'organes. Les besoins sont grands et les receveurs potentiels figurent parfois sur de longues listes d'attente. Pour comprendre ce phénomène, il faut savoir qu’à la surface de toutes nos cellules sont présentes des molécules, appelées antigènes du système HLA (Human Leucocyte Antigen). Ces dernières permettent aux lymphocytes T de différencier les agents étrangers (greffe, bactéries, virus…) de nos propres cellules. Si les lymphocytes T du donneur ne reconnaissent pas les tissus du patient greffé, elles se mettent alors à attaquer les cellules et les tissus du receveur. Chaque individu dispose d’antigènes HLA qui lui sont propres. Ainsi la probabilité d’avoir deux individus aux antigènes HLA identiques est exceptionnellement faible et la compatibilité entre donneurs n’est donc jamais de 100 %. Don de sang, don de vie… Le don le plus connu est le don de sang. Le sang joue un rôle important dans le bon fonctionnement de notre organisme. Urgences médicales et interventions chirurgicales sont des situations qui peuvent nécessiter une transfusion sanguine. Ces dons sont soumis à des contrôles très rigoureux en raison des risques de transmission de maladies infectieuses. Il existe différents types de don: don de sang total, don de plaquettes et don de plasma. Ces dons répondent à des besoins différents selon celui qui en bénéficiera : accidenté de la route, opéré, leucémique, hémophile ou grand brûlé. Don d’organes de son vivant… Certains organes peuvent être prélevés du vivant du donneur parce qu'ils se régénèrent vite. Cette intervention médicale comporte donc des risques infimes pour le donneur en regard des bienfaits prévisibles sur la santé du receveur. Ce don n'est possible qu'avec le consentement préalable du donneur s'il est âgé d'au moins 15 ans ainsi que du consentement de ses parents ou de son représentant légal. Si le donneur est majeur, le don devra se faire avec le consentement du conjoint du donneur ou de son cohabitant. Quand les conséquences médicales pour le donneur s'avèrent plus importantes, le prélèvement d'organes n'est réalisé que lorsque la vie du receveur est en danger. Don d’organes après le décès… En tant que belge ou domicilié en Belgique depuis plus de 6 mois, la loi autorise le prélèvement des organes après le décès sauf si la personne a explicitement exprimé son refus de son vivant ou si la famille proche (enfants, parents ou conjoint) s'y oppose. Si l’on ne veut pas que des organes ou des tissus soient prélevés sur son corps après le décès, il faut remplir un document à transmettre à la commune. Pour éviter que les proches soient confrontés à ce choix douloureux après le décès, il est possible de rédiger au préalable un formulaire de consentement, disponible à la commune. Adresses utiles : |
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